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Connaître la lucite et s’en prémunir

Saviez-vous qu’il est possible d’être allergique au soleil ? Cette maladie est connue, dans le milieu médical, comme étant la lucite. Il ne s’agit pas de ne pas supporter n’importe quelle lueur solaire, pas comme chez les vampires 😊. Il s’agit de ne pas supporter une exposition prolongée et forte au soleil, notamment durant l’été. La lucite est donc une dermatose, une éruption cutanée se manifestant sous la forme de boutons ou de plaques rouges qui grattent fortement et qui apparaît chaque fois qu’une personne allergique s’expose au soleil sans protection. Voici les détails.

Les différents types de lucite

Il existe deux grands types de lucites : la lucite estivale prenant souvent une forme bénigne et la lucite polymorphe, plus entravant.

La lucite estivale bénigne

Elle se manifeste par des petits boutons de couleur rougeâtres qui apparaissent sur toutes les parties exposées au soleil, notamment sur le haut du corps : décolleté, bras, dos-nu. Cette forme bénigne de la lucite n’est pas dangereuse et ne touche souvent pas le visage. Elle apparaît après deux jours d’exposition brusque, prolongée et intense au soleil (notamment les UV-A). Le corps n’a pas eu le temps de s’adapter et réagit avec une manifestation allergique.

La lucite de l’été concerne 20 % des adultes français, notamment les femmes de moins de 35 ans. Elle guérit facilement après 5 à 20 jours après l’éruption. Après, le bronzage intervient comme protecteur naturel de la peau.

Cependant, la récidive de la lucite estivale bénigne est récurrente et de plus en plus dangereuse à chaque nouvelle apparition. En effet, plus elle revient, plus la lucite prend du temps pour guérir, s’étend plus facilement à toutes les surfaces de la peau et peut même s’activer dès le printemps (soleil moins intense) ou dès la première journée d’exposition.

La lucite polymorphe

Cette forme d’allergie au soleil est beaucoup plus rare. Elle ne concerne que très peu de personnes en France. Contrairement à la version bénigne de la maladie, les boutons et les plaques prennent diverses formes et diverses tailles. Elle engendre des démangeaisons plus conséquentes et commence souvent, dès les premiers auspices du printemps pour ne se finir qu’au milieu ou à la fin de l’automne. Elle est due aux UV-B.

Comment la prévenir ?

Pour prévenir la lucite, il faut éviter de trop s’exposer au soleil ou s’il l’exposition a lieu, d’adopter les bons gestes pour prévenir l’action des UV-A et des UV-B sur notre corps. Ainsi, voici les 7 règles d’or pour prévenir la lucite.

  1. Mettez-vous toujours à l’ombre, autant que possible. Le mieux est d’avoir de l’ombre dans un dispositif filtrant les ultraviolets, comme une tente de plage certifiée UPF 50 +.
  2. Etalez toujours de la crème solaire sur tout votre corps. Choisissez-en une qui se conforme à votre type de peau et qui est certifiée comme efficace contre les ultraviolets.
  3. Mettez des vêtements anti-UV, en particulier entre 11- 16 h durant l’été.
  4. Préférez une exposition au soleil matinal ou en fin de journée. La lucite apparaît surtout durant les heures où le soleil est à son zénith, c’est-à-dire entre midi et 16 h. Autant que possible, il vaut mieux ne pas sortir durant ces heures-là.
  5. Hydratez-vous correctement. L’absence d’eau dans le corps augmente plus la production d’histamine par le corps, qui se défend contre un élément qu’il considère comme étranger.
  6. Consommez le maximum de bêta-carotènes avant, pendant et après une exposition au soleil, pour favoriser le bronzage et permettre au corps de se défendre plutôt que de réagir par une allergie. La vitamine A est un photoprotecteur avéré.
  7. Sur prescription de votre médecin, passer par une cabine de bronzage peut s’avérer utile. Vous allez faire des séances 2 à 3 fois par semaine avant l’été, pour habituer votre corps aux ultraviolets.

Comment la soigner ?

Le traitement varie selon qu’il s’agit d’une lucite estivale bénigne ou d’une lucite polymorphe. Comme tout traitement allergique, le dosage et la typologie des soins varient également d’un patient à un autre. Il est donc préférable de consulter un allergologue ou votre médecin traitant. Souvent, le traitement se compose d’antipaludéens de synthèse, de corticoïdes dermatologiques et d’antihistaminiques, s’agissant d’une allergie.

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