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L’école du dehors, les précautions à prendre

Au Danemark, 20 % des classes de maternelles se font dehors. L’Allemagne compte aussi plus de 2000 écoles élémentaires disposant d’un programme scolaire à faire dans la nature. En Grande-Bretagne, les élèves des écoles élémentaires et primaires peuvent avoir cours dehors grâce à 700 institutions parallèles proposant ce genre d’activités. Quid de la France ? Beaucoup de parents craignent encore cette méthode d’éducation. Toutefois, la tendance va en grandissant. Faire l’école du dehors, c’est passer quelques heures en pleine nature, pour apprendre directement sur le tas. C’est en quelque sorte l’école buissonnière, avec une connotation plus positive.

Aujourd’hui, la France compte un nombre plus grand d’écoles (de la section maternelle aux niveaux primaires et secondaires) qui prévoient un programme en extérieur en cours de scolarité. Il existe aussi un plus grand nombre d’institutions et d’associations qui prévoient l’école du dehors comme activité périscolaire. Voici un dossier succinct mais complet sur le sujet, pour balayer tous vos doutes et faire l’école du dehors avec précautions.

L’école du dehors, qu’est-ce que c’est ?

Comme son nom l’indique, il s’agit donc d’une méthode d’éducation qui implique de ne pas être confinée entre les quatre murs de la classe. Les cours se font dans la forêt, à la mer, dans les montagnes, dans un jardin ou dans un parc. C’est d’ailleurs le cas avec les « écoles-parc » et les « écoles du dehors » de Strasbourg, par exemple. Dans la pratique, tout le monde peut proposer de faire l’école du dehors. Il en est ainsi des établissements scolaires à proprement parler : l’école publique ou l’école privée. Il en est également ainsi des associations ou des éducateurs professionnels indépendants, voire même les colonies de vacances. Enfin, les parents peuvent aussi faire l’école du dehors à leurs enfants.

Quelques exemples de cours dans l’école du dehors

Les activités et les cours doivent être adaptés au niveau scolaire et à l’âge de l’enfant. Ainsi, dans les WaldKindergarden du Danemark, littéralement, « jardin d’enfants de la forêt », les enfants commencent par ramasser et transporter du bois, jusqu’à les fendre et à faire du feu avec.

Pour la maternelle et les enfants de moins de 5 ans, vous pouvez vous contenter de les faire observer la nature. Comment une chenille devient un papillon ? Quelles fleurs poussent dans un jardin ? Ils peuvent aussi faire des actions à la hauteur de leur âge : aider à ramener des canetons dans leurs maisons, nourrir les animaux, transporter des fraises après une cueillette, par exemple.

Pour les enfants de l’école élémentaire (entre 5 et 7 ans), leur participation à l’école du dehors sera plus souhaitée. Ils peuvent apprendre à planter, à bricoler, à cuisiner. C’est aussi le moment opportun pour faire le lien entre les théories et la pratique :

  • les mathématiques appliquées au bricolage,
  • science de la vie et de la terre et physique appliquées à la vie en pleine nature,
  • histoire, si vous faites l’école du dehors dans un endroit inhabituel (l’histoire n’a pas à être d’envergure nationale, ni être consacré dans le programme scolaire officiel)
  • écriture, sur le sable de la plage, etc.

Pour les enfants des écoles primaires (plus de 7 ans), vous pouvez pousser encore plus loin les activités : construire une cabane, pratiquer la permaculture, apprendre à se repérer en pleine forêt, etc.

Pour les élèves des collèges, les programmes peuvent être plus spécifiques, et même commencer à s’orienter vers la spécialisation. Exemple : vie marine, agriculture, cuisine, poésie et peinture, …

Les objectifs et les bienfaits

Pourquoi faire l’école du dehors ? En fait, il y a au moins 4 intérêts à s’ouvrir à ce type de pédagogie et d’apprentissage.

Tout d’abord, l’école du dehors permet de se reconnecter à la nature et à l’environnement. Dans notre contexte de lutte permanent contre le changement climatique, la conscience et la connaissance de la nature qui nous entoure sont nécessaires.

Ensuite, l’école du dehors développe davantage les compétences. Moins académique que les programmes de l’école primaire actuels, il est utile, surtout pour les enfants de bas-âges. Des études prouvent que cet apprentissage par la pratique favorise la concentration, l’éveil, la motricité et les facultés d’analyse. Cela favorise un taux de réussite scolaire plus élevé.

De même, pratiquer l’école à l’extérieur décuple la créativité. Les élèves font tous les jours de nouvelles découvertes, apprennent de nouvelles choses qui stimuleront leur esprit créatif.

Enfin, le grand air est riche d’avantages sanitaires. L’école du dehors fait beaucoup de bien aux poumons, au cerveau et améliore ainsi la santé des enfants.

Quels sont les risques et les précautions à prendre pour mener à bien une école du dehors ?

Les parents d’élèves français sont plus réticents que les autres, par rapport à l’école du dehors. Pour cause, les craintes de sécurité planent. Si ce type d’enseignement est particulièrement avantageux, il convient toutefois de prendre toutes les précautions pour la sécurité et la santé de vos enfants.

Les risques du dehors

Piqûre d’insectes, coup de froid, insolation, blessures en tous genres : voilà ce que les parents craignent. Ils préfèrent ainsi la sécurité des salles de classe et de la cour de l’école.

Effectivement, les activités extérieures ont de tels risques. La marge d’imprévus est supérieure : en tout temps, la météo peut basculer. Un animal inattendu peut passer ou se cacher dans les bois. Un enfant peut se blesser, alors qu’il apprenait à construire un enclos.

Toutefois, la sécurité ne doit pas tourner à l’obsession. Un enfant peut s’écorcher le genou sur la cour de l’école en béton. Il faut aussi éviter de faire croire à l’enfant que le dehors est trop risqué pour qu’il s’y aventure ou qu’au contraire, il est sans risque. Le plus tôt il apprendra à vivre avec la nature et ses risques, le mieux ce sera. Il suffit de bonnes précautions.

Les précautions à prendre : les 5 irréductibles

L’école du dehors appelle à bien plus de précautions que le système éducatif traditionnel. Même si vous faites l’école du dehors à vos enfants, ses conseils vont vous aider.

  1. Tout d’abord, il requiert un certain nombre de qualifications des instituteurs, un programme élaboré et un minimum d’infrastructures. Si vous confiez votre enfant pour une école du dehors, tournez-vous vers un établissement agréé : son école, une association éducative agréée, une colonie de vacances reconnue par l’Etat ou vous-même, ses parents.
  2. Ensuite, l’école du dehors doit être pratiquée dans un lieu encadré, prédéterminé. Il ne s’agit pas de sortir à l’aveuglette, les risques seraient beaucoup trop grands. Un lieu avec un local pour s’abriter et se reposer serait idéal : un chalet au milieu des bois, une grande salle à proximité d’un parc, … Ce lieu doit être étudié et maîtrisé. Y-a-t ’il un ruisseau avec un courant plus ou moins fort ? Y-a-t ’il des espèces végétales ou animales dangereuses, vénéneuses ou venimeuses ? Quelles seraient les routes les plus rapides si une évacuation d’urgence était nécessaire ?
  3. Troisièmement, l’apprentissage de l’enfant doit être graduel : qu’il grimpe d’abord un arbre à la hauteur de sa tête, avant de risquer de monter plus haut. Etudiez le programme et formez-vous sur le sujet, si nécessaire.
  4. Quatrièmement, la nature n’est dangereuse que pour celui qui n’est pas correctement équipé. Aussi, prévoyez les bons équipements. Il faut des vêtements pour tenir au chaud en saison froide, des outils taillés pour les enfants (pas trop grands, ni trop lourds), une tente de plage pour l’été, les équipements de sécurité pour les éducateurs-accompagnateurs.
  5. Enfin, l’école du dehors doit être expliquée et discutée entre tous les protagonistes. Il doit être interactif. Il faut en parler aux enfants, pour qu’il comprenne l’intérêt, mais aussi le règlement intérieur de ce type de classe. Parlez-en aux parents pour qu’ils voient la force de ce type d’activités pédagogiques. Ils doivent aussi comprendre où sont les risques et ce que vous faites pour les prévenir. Il est même possible de demander à ce que des représentants de parents d’élèves participent à chaque sortie. Parlez entre animateurs, pour que tous soient sur la même longueur d’onde. Si vous sortez de votre localité, n’oubliez pas de prévenir les services éducatifs territoriaux.

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